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DEFINITION DE ::  CHICHOIS



D'où provient le mot CHICHOIS ? -- CHICHOIS en Baraquette et autres CHICHOIS...On va pas Chichoiser sur ce qui est de Sète , non ? Et pourtant ...!

CHICHOIS, surnom parfois usité de François, de Toulon à Marseille, fut le personnage central de l'oeuvre de Georges BENEDIT, modeste écrivain provençal, relatant les aventures truculentes d'un certain « Chichois », petit voyou de Marseille, devant le tribunal.

BENEDIT, né à Marseille en 1802, mort en 1870. De commerçant, il devint professeur de chant et de déclamation au Conservatoire. Il eut un jour maille à partir avec des nervis, noms donnés aux voyous marseillais il fut donc cité comme témoin devant le tribunal de cette ville Le côté comique des débats fut mis en vers par Bénédit, joué au « Théâtre du Gymnase » en 1852 par la troupe de Jean Baptiste DRAY sous le titre de « La police correctionnelle », dont le héros était ce fameux « Chichois », sorte de Sganarelle local.

Le langage provençal et populaire apportait un élément comique essentiel aux adaptations de plus en plus francisées qui suivirent, grâce au théâtre ambulant de comédiens de J.B. DRAY, ciseleur de corail à l'origine, qui à partir de 1844 jouait aussi des « passions » et des mélodrames, entre Marseille et Avignon et de Aix à Béziers.

Ce nom de CHICHOIS devint synonyme de théâtre de rues, de cafés et de salles de fêtes. Quatre générations de la famille DRAY se produisirent dans de nombreuses villes du Midi, engendrant de nombreux émules à qui le public donnait aussi le nom de THEATRE CHICHOIS ou « Chichois » tout court. Ainsi que de nombreux théâtres de marionnettes s'appellent GUIGNOL sans rapport avec Laurent MOURGUET, il y eut ainsi dix ou douze « Chichois », plus ou moins durables, parfois simultanés, implantés dans des villes du Midi de la France entre 1850 et 1950.

Des « chichois », aussi, blagaïres (conteurs de blagues), animaient noces et banquets. La mémoire garde la trace de ce théâtre ambulant. Le mot même de chichois fut longtemps proverbial et les expressions : « habillé comme un chichois » (mal fagoté) ou encore : « Arrête ! de faire le chichois » (faire le clown) résonnent encore à nos oreilles. Un des « théâtres Chichois » nîmois, celui de Marius AUTARD (1888-1949), montrait aussi des spectacles de marionnettes, qu'enfant j'ai apprécié. Des anciens nous ont raconté les séances de rires et d'émotions devant les tréteaux du Chichois où se jouaient des mélodrames de Xavier de Montépin, des « Passions », mais aussi Molière, Shakespeare sur le Bd Jean Jaurès, à la Fontaine, sur l'Esplanade ou la place de la Révolution, derrière l'église des Carmes. jusqu'à la guerre 39-45.

A propos des théâtres CHICHOIS

Très souvent les troupes des théatres Chichois étaient composées des membres d'une même famille. Les tréteaux étaient plantés dans les rues et la scène était défendue par de lourds rideaux et agrémentée par des décors latéraux et multiples en profondeur qui donnait du relief. De gros banc de bois s'alignaient devant la scène afin que les spectateurs puissent s'y installer. Les acteurs passaient ensuite dans les rangs avec leur chapeau en main pour une quète facultative et libérale.

Il n'y avait pas de programme, mais simplement un drand panneau de bois sur lequel était inscrit la pièce qui allait se jouer le soir. On y jouait différentes pieces comme : " La porteuse de pain" , " Les cinq sous de Lavarède" , "Le Cid" , " L'aiglon". D'autres pieces plus improvisées, bouffonnes, servaient de bases à des critiques de moeurs ou de gens en place.