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DEFINITION DE ::  VOILE LATINE



La voile latine, c'est peut-être la plus ancienne de toutes les voiles auriques du monde ; on en connaît des représentations précises sur des manuscrits Byzantins du IXème siècle, elle y est exactement semblable à certaines de celles que nous avons connues jusqu'à aujourd'hui. C'est la voile de la mer latine : C'est à dire de la méditerranée occidentale. C'est la voile des Italiens, des Provençaux, des Espagnols, des Portugais et aussi des Maghrébins. C'est la voile des galères, des tartanes, des felouques et des chébecs. La voile latine a joué un rôle primordial dans l'histoire des techniques de la voile, c'est elle qui est à l'origine de toutes les voiles axiales modernes : celles des sloops, celles des cotres, et plus près de nous celles des planches à voile dernières nées des inventions véliques occidentales. (association "La Mouette" à Sète)


Voile triangulaire ou quadrangulaire qui fonctionne indifféremment en recevant le vent (selon le côté d'où il souffle) sur sa face tribord ou bâbord mais dont la chute (côté vertical) avant est toujours au vent et sa chute arrière toujours sous le vent

Voile triangulaire et enverguée sur une antenne. C'est une voilure très commune en Méditerranée, ce qui explique aisément son appellation. De ce groupement nous retrouvons le Foc (du néerlandais Fok) , dont nul n'ignore la forme. Il existe également le Grand Foc qui se hisse à la tête du petit mât de hune ; le Foc d'Artimon (du grec Artemo) s'installant entre le grand mât et le mât d'artimon.

Chez les Suisses c'est aux bernois et à leur goût affirmé pour l'économie que le Léman doit ses merveilleuses barques de commerce à voile latine.

Aujourd'hui encore, les historiens se disputent pour identifier le génial architecte de ces bateaux : Il était soit italien et se serait inspiré des galères méditerranéennes, soit hollandais et aurait adapté au Léman les bateaux utilisés sur les canaux de son pays. Ce sont en effet les italiens qui, par tradition, servaient d'ingénieurs dans la construction des flottes lémaniques et ils ont introduit beaucoup de mots techniques et de "tours-de-main" de charpentier. En plus, la proportion longueur-largeur de ces barques correspond à celle des galères de l'époque.

Avec les galères, les charpentiers méditerranéens introduisent évidement leur vocabulaire, que leurs confrères lémaniques maintiennent et complètent. En 1904, Auguste Forel établit une terminologie d'une vingtaine de mots communs aux barques et aux galères. En 1923 Georges Lefranc recherche l'origine ( provençale, française, italienne, catalane, espagnole ) de ces similitudes. En 1958 Gérard Cornaz dresse une analogie de ce même vocabulaire commun également à d'autres bateaux méditerranéens comme le chébec ou la tartane, et d'autres mots ont encore été découverts par la suite. Certains n'ont pas changé depuis leurs introduction, d'autres ont été modifiés par l'usage et le temps, d'autres enfin sont propres au Léman et ne figurent pas dans les dictionnaires de marine, mais étaient utilisés au XXe siècle:


  • ANTALON : Pièce de chêne qui relie la quille à la rode et au tableau. ANTENNE : Espar sue lequel est enverguée la voile latine.
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    ANTILLER : Attacher la voile autour de l’antenne avec de la tille.
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    APOUSTIS : Galeries latérales à l’extérieur du pont, à hauteur du plat-bord.
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    APPOUS : Pièces transversales avant et arrière de la brouette permettant le chargement des pierres.
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    ARGUE : Cabestan de chantier pour sortir les barques de l’eau.
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    BACOUNI : Batelier (seulement sur la rive nord et à Genève)
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    BANCASSE : Pièce transversale supérieure du tableau.
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    BARIN : Tas de pierres soigneusement empilées en abord de la barque.
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    BARQUE : Bateau de charge avec ou sans pont, construit sur quille, à fond plat.
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    BERROT : Chariot à quatre petites roues pour charger et décharger les gros blocs.
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    BORDON : Extrémité inférieure de l’antenne.
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    BRAGUE : Poulie à un réa.
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    BRANCALARD (ou banlacard) : Support des apoustis qui prend appui sur le pont.
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    BRANCHE : Avant-train du berrot.
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    BRIGANTIN (ou brick dès le XIX siècle) : Petite barque.
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    CALER : Amener voile et antenne en cas d’urgence.
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    CAMBUSE : Espace sous le pont entre la grange et le magasin.
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    CAPER LA VOILE : La laisser pendre faute de vent.
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    CARCAGNOU : Partie couverte à l’avant des cochères.
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    CARENE : Quille.
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    CARQUE : Couchette du batelier dans la cambuse.

La Nacelle de l'Etang de Thau

La nacelle (occ. nacelo) est la barque traditionnelle des pêcheurs de l'Etang de Thau, et au-delà, de la plupart des étangs languedociens. Tout dans les formes de la nacelle semble avoir été pensé en fonction d'un littoral en plage, où chaque jour après le travail, on hissait sa barque, afin de la protéger des flots, sur une côte où les ports étaient rares. Les embarcations ne servent pas qu'à la pêche ou la chasse et, dans ce monde d'étangs, elles sont également un moyen de transport privilégié.


On distingue quatre types de nacelle correspondant à des tailles différentes :

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    le négafol, de treize à quatorze pans sur trente centimètres de haut, se manoeuvre avec beaucoup de précautions. On l'utilise pour la pêche au mourrau et la chasse aux canards. -
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    le barquet, de quinze à dix-sept pans, se manoeuvre à la partègue (long manche fourchu au moyen duquel on s'appuie sur le fond pour faire avancer son esquif). On s'en sert pour les petits métiers de l'étang, pour relever les filets fixes (capéchades) et pour la pêche au loup.
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    la nacelle, proprement dite, de vingt à vingt-et-un pans. Elle est gréée d'un seul mât, vertical, monté d'une voile latine et parfois d'un foc. On l'utilise à toutes les pêches, des palangres à la battue.
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    les mariniers, grandes nacelles de vingt-deux à vingt-quatre pans, construits pour aller caler l'encombrant filet du grand bouliech et utilisés pour la pêche à la trahina (traine de plage).